Vendredi 14 décembre 2007
Sommes-nous toujours bien ancrés dans ces symboles républicains et d’ailleurs, la France est-elle un modèle de démocratie ? Ce terme
semble aujourd’hui galvauder l’étymologie (de démos « peuple » et kratos « puissance et pouvoir » qui acte la souveraineté des peuples. Mais je ne vous apprends rien.
Montesquieu la décrivait ainsi : « Lorsque, dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une démocratie ». Mais quelle est la force du peuple
face à un omniprésident qu’il a majoritairement élu sur ses déclarations mais qui, dans les faits, le néglige pour ne pas dire plus ? Si notre dernière constitution indique clairement que
« Le Président de la République nomme un gouvernement chargé de conduire la politique de la Nation », quelques-uns parmi vous auront constaté que c’est plutôt l’article 4 d’une
précédente napoléonienne qui est respecté : « Le Président de la République conduit la politique de l’Etat ». Tout est dans la nuance… ?
L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison
et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
La France est – dit-on – le pays des droits de l’homme. Peut-on le proclamer haut et fort sans gêne ? La solidarité est-elle à rapprocher de la fraternité et si oui, qu’en est-il
réellement ?
Sauf erreur de ma part, la loi du 21 août 2003 a consacré la rupture entre générations, celle des actifs et celle des retraités, par exemple. Pour autant, l’allongement de l’espérance de vie nous
oblige à réfléchir aux moyens à mettre en œuvre solidairement donc sans consommer cette rupture engagée et même prolongée dernièrement.
D’accord/Pas d’accord ? Eh bien ouvrons le débat, sans haine, librement argumenté et attentif aux avis des autres. Rendons au peuple ce qui lui revient : la démocratie ; et qu’il
l’exerce !
L’actualité plus récente parait ne pas améliorer l’état de notre démocratie puisque la franchise médicale fait que les malades auront la responsabilité de leur santé. Et comme il est logique que
les personnes âgées – qui n’ont pas toutes un camping-car à émigrer au Maroc durant l’hiver – soient plus consommatrices de soins, elles peuvent s’inquiéter en constatant que la solidarité des
bien-portants se limite au fil du temps. Les assurances complémentaires privées – elles - se frottent les mains ! Mais ce n’est pas gratuit.
La liberté individuelle s’arrête où commence celle des autres, collective ? OK. Mais il est devenu quoi, le collectif ? Est-il inscrit dans la solidarité ou bien n’est-t-il que le
reflet masqué de ceux qui sont aux manettes de notre société ?
Si notre société est malade, de quoi et pourquoi ? On met en exergue l’éducation (famille – école – environnement – etc…) et la justice sociale (sujet très très vaste), ce qui passe
forcément par l’appréhension économique bien sûr, mais pas réduite à cela.
Ouvrons le débat sur les vrais enjeux de notre société, sa réalité aux niveaux national et international. Merci pour votre participation et à bientôt.